Pour conserver des fleurs, des résines ou des extraits de chanvre, la règle tient en une phrase : un contenant hermétique et opaque, rempli sans tasser, rangé dans le noir entre 15 et 20 °C, avec une humidité relative comprise entre 55 et 62 % pour les fleurs. Dans ces conditions, une fleur garde son aspect et son bouquet aromatique jusqu'à 12 mois. Ce guide détaille chaque paramètre, du bocal du collectionneur au stock d'un revendeur.
Mis à jour le 17 octobre 2026 · Guide expert, sources scientifiques citées
Cinq repères suffisent pour garder une fleur, un hash ou un extrait dans l'état où il a quitté le laboratoire d'analyse. Le reste de la page explique le pourquoi et les cas particuliers.
Ces chiffres ne sortent pas d'un chapeau. La plage de 15 à 20 °C est celle que nous recommandons dans la FAQ de notre catalogue, et elle rejoint une observation ancienne : dans l'étude de stabilité de Fairbairn et de ses collègues (1976), la température jusqu'à 20 °C n'avait pas d'influence notable sur la perte de cannabinoïdes, alors que la lumière en était la première cause. La fourchette d'humidité, elle, découle de la norme ASTM D8197, qui fixe pour la fleur sèche une activité de l'eau comprise entre 0,55 et 0,65.
La durée de 12 mois s'entend pour une fleur restée dans son emballage d'origine, au frais, au sec et dans le noir. Elle ne vaut pas pour un sachet ouvert tous les jours sur une étagère éclairée : dans ce cas, le bouquet aromatique s'appauvrit en quelques semaines.
Tout ce qui fait la valeur d'une fleur se trouve dans ses trichomes glandulaires, ces minuscules têtes de résine qui scintillent à la surface des calices. C'est là que la plante fabrique ses cannabinoïdes (CBD, CBG, CBN et les autres) et ses terpènes, les molécules odorantes qui signent chaque variété. Une fois la plante récoltée et séchée, plus rien ne renouvelle ce capital : il ne peut que diminuer. Conserver, c'est ralentir cette érosion.
Les terpènes sont volatils, et ce sont eux qui disparaissent le plus vite. L'équipe de David Meiri au Technion (Milay et al., Frontiers in Plant Science, 2020) a suivi des fleurs pendant un an à 25 °C, 4 °C, moins 30 °C et moins 80 °C. Résultat : en moyenne, plus de la moitié des terpènes avait disparu au bout de quatre mois, alors que les cannabinoïdes n'avaient perdu qu'environ 26 % en douze mois. L'arôme est donc l'indicateur le plus sensible de la qualité de conservation.
Tous les terpènes ne réagissent pas de la même façon. Les monoterpènes, petites molécules comme le myrcène, le limonène ou le pinène, s'échappent plus facilement que les sesquiterpènes comme le caryophyllène. Ross et ElSohly (Journal of Natural Products, 1996) l'avaient mesuré : après une semaine de séchage puis trois mois de stockage, le rendement en huile essentielle de fleurs fraîches avait chuté d'environ 55 %, et la part des monoterpènes dans cette huile était passée de 92 % à 62 %. C'est pour cette raison qu'une fleur aux notes d'agrumes vives perd son éclat plus vite qu'une fleur aux notes poivrées et boisées. Notre guide des terpènes détaille ces familles aromatiques et leur volatilité.
Les cannabinoïdes sont plus robustes, mais pas éternels. Au contact de l'oxygène, et plus encore sous la lumière et la chaleur, leur profil évolue peu à peu. Le marqueur le plus connu de ce vieillissement est le CBN, qui s'accumule à mesure que la matière vieillit, comme l'explique notre guide du CBN. Une fleur bien conservée présentera donc, des mois plus tard, un profil analytique proche de celui de sa fiche d'origine.
Une tête entière forme une sorte d'emballage naturel : ses bractées et ses feuilles de sucre abritent une partie des trichomes. Dans l'étude du Technion, les échantillons broyés contenaient moins de terpènes que les échantillons entiers et perdaient davantage. Règle simple : on ne fragmente une fleur qu'au dernier moment, jamais avant de la ranger.
Lumière, chaleur, oxygène, humidité et manipulations agissent ensemble. Neutraliser un seul facteur ne suffit pas, il faut les traiter tous les cinq.
C'est le facteur le plus destructeur. Fairbairn et al. (1976) l'ont identifié comme la cause principale de perte de cannabinoïdes. Les UV attaquent les molécules et blanchissent la couleur des fleurs. Une vitrine éclairée ou un rebord de fenêtre suffisent à abîmer un lot en quelques semaines.
La chaleur accélère toutes les réactions chimiques et fait s'échapper les terpènes. Des travaux cités par l'équipe du Technion indiquent que la vitesse de dégradation des terpènes double environ tous les 10 °C. Au-delà de 25 °C, la résine devient aussi plus collante et plus fragile.
L'air oxyde lentement cannabinoïdes et terpènes. Sur des plaquettes de résine suivies quatre ans par le centre médico-légal suédois (Grafström et al., 2019), les échantillons laissés à l'air libre à température ambiante ont perdu 64 à 74 % de leur cannabinoïde principal, contre 25 à 42 % pour ceux isolés de l'air.
Trop d'humidité ouvre la porte aux moisissures, trop peu rend la fleur cassante et fait tomber les trichomes. La zone de sécurité est étroite : une activité de l'eau entre 0,55 et 0,65, soit une humidité relative de 55 à 65 % dans un bocal fermé.
Chaque ouverture renouvelle l'air du contenant, chaque contact arrache des trichomes et chaque secousse les décroche. Des doigts nus déposent aussi chaleur et sébum. Moins on touche, mieux le lot se conserve : c'est le facteur le plus simple à maîtriser.
La plage de 15 à 20 °C offre le meilleur compromis pour un usage courant et pour un stock qui tourne. Elle est assez fraîche pour freiner la volatilisation des terpènes, et assez proche de la température ambiante pour éviter les pièges du froid (condensation, trichomes cassants). Plus important encore que la valeur exacte : la stabilité. Un placard qui oscille entre 14 °C la nuit et 26 °C l'après-midi fait « respirer » le contenant, et chaque cycle favorise les échanges d'air et la condensation.
Les études à long terme montrent qu'un froid plus marqué ralentit encore la dégradation des cannabinoïdes, surtout dans les résines et les extraits. Une équipe italienne (Zamengo et al., Forensic Science International, 2019) a suivi hash et fleurs pendant quatre ans : seule la congélation à moins 20 °C a évité une baisse significative, la simple réfrigération n'y parvenant pas sur cette durée. Mais le froid a ses contraintes, détaillées plus bas dans la partie réfrigérateur et congélateur. Pour des fleurs destinées à rester présentables, la plage de 15 à 20 °C reste la référence.
Pour les fleurs, l'humidité est le paramètre le plus technique. On parle souvent de « taux d'humidité », mais la grandeur qui compte vraiment est l'activité de l'eau (notée aw), qui mesure la disponibilité de l'eau contenue dans la matière, sur une échelle de 0 à 1. Dans un bocal fermé, la fleur et l'air finissent par s'équilibrer : l'humidité relative de l'air (en %) devient alors égale à l'activité de l'eau multipliée par 100. Une fleur à aw 0,60 maintient donc environ 60 % d'humidité relative dans son contenant.
| Humidité relative | État de la fleur | Risque |
|---|---|---|
| Moins de 50 % | Sèche, cassante, s'effrite | Trichomes qui tombent, arômes ternes |
| 50 à 55 % | Ferme, un peu sèche | Acceptable sur une courte période |
| 55 à 62 % | Souple, tige qui craque net | Zone cible |
| 62 à 65 % | Moelleuse | Limite haute, à surveiller |
| Plus de 65 % | Spongieuse, odeur de foin | Moisissures possibles |
La norme ASTM D8197 retient une activité de l'eau inférieure à 0,65 pour se prémunir contre les micro-organismes, et demande de reprendre le séchage au-delà de 0,68. La littérature technique situe la limite pratique de croissance de la plupart des moisissures et levures vers 0,70. Entre 0,65 et 0,70, on entre donc dans une zone où seules des espèces adaptées aux milieux secs peuvent se développer, mais où la marge de sécurité a disparu.
Sous 0,55, la fleur devient friable. Les têtes de trichomes, plus fragiles, se détachent au moindre choc et finissent en poussière au fond du contenant. Une fleur trop sèche paraît aussi plus terne, et son bouquet s'estompe plus vite. La même norme ASTM fixe d'ailleurs ce seuil bas de 0,55 précisément pour éviter la casse pendant la manutention.
Un petit hygromètre numérique glissé dans un bocal témoin coûte peu et évite les mauvaises surprises. Laissez-le une douzaine d'heures dans le contenant fermé avant de lire la valeur, le temps que l'équilibre s'installe. Les professionnels utilisent des appareils de mesure de l'activité de l'eau, plus précis, et des enregistreurs qui gardent l'historique (voir la partie stock professionnel).
Un sachet régulateur à deux voies contient une solution saline saturée enfermée dans une membrane qui laisse passer l'humidité de l'air, mais pas le liquide. Si l'air du bocal est trop sec, le sachet libère de l'humidité. S'il est trop humide, il en absorbe. Il maintient ainsi une humidité relative fixe, imprimée sur l'emballage. C'est l'outil le plus simple pour rester dans la plage cible sans surveiller le bocal en permanence.
| Sachet | Résultat | Pour quoi |
|---|---|---|
| 58 % | Fleur ferme, bien tenue | Stockage long, climat humide, têtes denses |
| 62 % | Fleur souple, plus moelleuse | Rotation rapide, climat sec, fleurs aérées |
Les sachets déshydratants à usage unique, type gel de silice, fonctionnent dans un seul sens : ils absorbent sans jamais restituer. Dans un bocal de fleurs, ils finissent par les dessécher. Ils ont leur place dans un carton d'expédition ou un local, pas au contact direct de la marchandise.
Le contenant fait la moitié du travail. Il doit bloquer la lumière, rester étanche à l'air, ne pas retenir les arômes et ne pas écraser la marchandise.

| Contenant | Durée conseillée | Avantages | Limites |
|---|---|---|---|
| Verre ambré ou anti-UV | Long terme | Étanche, neutre, filtre les UV | Fragile, à ranger quand même dans le noir |
| Verre transparent | Long terme, au placard | Neutre, peu coûteux | Aucune protection contre la lumière |
| Boîte inox hermétique | Long terme | Opaque, solide, neutre | Contenu invisible, joint à vérifier |
| Sachet sous vide | Très long terme | Très peu d'oxygène | Écrase les fleurs, à éviter pour les têtes fragiles |
| Sachet barrière opaque thermoscellé | Moyen terme, transport | Léger, opaque, discret | Moins rigide, refermeture imparfaite |
| Boîte plastique rigide | Court terme | Légère, incassable | Retient les arômes, électricité statique |
| Sachet zip fin | Quelques jours | Pratique, bon marché | Perméable à l'air, aucune protection |
Le verre est chimiquement neutre : il ne relâche rien et n'absorbe rien. Le verre ambré, utilisé depuis longtemps en pharmacie, arrête les rayonnements en dessous d'environ 450 nanomètres, ce qui couvre les UV. Les verres violets ou noirs vont plus loin dans le filtrage de la lumière visible. Aucun verre ne remplace toutefois un placard fermé : la protection la plus sûre reste l'obscurité totale.
Les films de polyéthylène ou de polypropylène laissent passer lentement l'oxygène et absorbent une partie des composés aromatiques, si bien que le sachet sent la fleur pendant que la fleur s'appauvrit. Le plastique se charge aussi en électricité statique, qui attire les trichomes contre les parois. Pour transporter un échantillon quelques jours, un zip dépanne. Pour stocker, il faut passer au verre ou à l'inox.
Un grand bocal à moitié vide enferme beaucoup d'air, donc beaucoup d'oxygène. Choisissez un contenant à peine plus grand que la quantité à conserver, remplissez-le sans tasser pour que l'air circule entre les têtes, et préférez plusieurs petits pots à un seul gros : vous n'ouvrirez que celui dont vous avez besoin.
Une résine est une matière déjà concentrée : les trichomes y sont rassemblés, souvent pressés, et la surface exposée à l'air est bien plus faible que celle d'une fleur. C'est ce qui explique sa bonne tenue dans le temps. Les travaux de Lindholst (2010) sur des résines et des extraits conservés à moins 20 °C ont montré des teneurs en cannabinoïdes stables sur quatre ans. Une résine reste cependant sensible à la chaleur, qui la ramollit, et à l'air, qui oxyde sa surface et la fait foncer.
Le papier sulfurisé (papier cuisson ou parchemin, de préférence non blanchi) n'adhère pas à la résine et protège sa surface des contacts. Enveloppez chaque pièce séparément, puis placez-la dans un pot ou un sachet sous vide. Évitez l'aluminium au contact direct et le film étirable, qui colle et retient les arômes.
Pour garder une résine au-delà d'un an, le réfrigérateur puis le congélateur deviennent intéressants. L'étude suédoise de Grafström (2019) n'a observé aucune variation mesurable sur quatre ans pour des plaquettes conservées à moins 20 °C dans le noir. La condition : un emballage parfaitement étanche, et une remise à température ambiante avant ouverture (voir plus bas). Pour découvrir les différentes familles de résines, consultez notre page hash Piatella et le guide complet du CBD.
Les extraits (crumble, shatter, badder, wax et autres textures) sont les produits les plus denses en cannabinoïdes et en terpènes, mais aussi les moins stables. Dans l'étude du Technion, les extraits se dégradaient plus vite que les fleurs placées dans les mêmes conditions. Trois menaces dominent : l'oxydation, la perte de terpènes et les changements de texture.
Le silicone alimentaire est pratique, car rien n'y colle. Il reste pourtant perméable aux gaz : parfait pour quelques jours, mauvais choix pour plusieurs mois. Le verre avec couvercle hermétique, éventuellement doublé d'un carré de papier cuisson, est la solution de référence pour la durée. Notre fiche Crumble Lemon CBD illustre ce type de texture.
Un extrait se conserve mieux au réfrigérateur qu'à température ambiante, et au congélateur pour le très long terme. Ce qui le dégrade, ce sont les variations : chaque passage du froid au chaud crée de la condensation et peut modifier la texture. Sortez le pot, laissez-le revenir à température ambiante fermé, prélevez, puis remettez-le au froid rapidement.
Certains extraits finissent par « sucrer » : des cristaux se forment et la texture devient granuleuse. Ce phénomène de nucléation est favorisé par les variations de température, les impuretés, les poussières et les manipulations répétées. Un pot propre, un froid constant et peu d'ouvertures le limitent. La cristallisation modifie l'aspect, pas la composition du lot.
Un extrait clair qui vire à l'ambre foncé, une surface qui se ternit ou un bouquet qui s'efface sont les signes d'une oxydation avancée. Remplir le pot au plus juste et limiter les ouvertures sont les deux meilleures parades.
| Lieu | Température | Avantages | Risques |
|---|---|---|---|
| Placard | 15 à 20 °C | Stable, sombre, aucune condensation | Dépend de la pièce en été |
| Cave à vin | 12 à 14 °C environ | Très stable, obscurité | Air souvent trop humide |
| Réfrigérateur | 2 à 6 °C environ | Freine l'oxydation des résines et extraits | Ouvertures fréquentes, odeurs, condensation |
| Congélateur | Moins 18 °C environ | Très long terme pour résines et extraits | Trichomes cassants, condensation au dégel |
Le réfrigérateur ralentit l'oxydation, ce qui intéresse surtout les résines et les extraits. Pour les fleurs, il pose deux problèmes : la porte s'ouvre sans cesse, ce qui fait varier la température, et l'air humide pénètre dans tout contenant qui n'est pas parfaitement étanche. Si vous l'utilisez, choisissez le fond d'une étagère, jamais la porte, et un pot en verre hermétique.
Le congélateur est imbattable pour freiner la chimie, comme le montrent les études médico-légales sur quatre ans. Mais à ces températures, les têtes de trichomes deviennent cassantes comme du verre et se détachent au moindre choc. L'étude du Technion a aussi relevé, pour les fleurs, la plus forte baisse de terpènes à moins 80 °C. Pour les fleurs, la congélation n'a donc de sens que pour un stockage très long, sans aucune manipulation avant la remise à température. Pour les résines et les extraits, c'est une excellente option.
Ne jamais ouvrir un contenant froid. L'humidité de la pièce se condenserait aussitôt sur la marchandise. Laissez le pot fermé revenir à température ambiante (plusieurs heures pour un gros volume), puis ouvrez. Évitez de recongeler plusieurs fois le même lot : divisez-le en portions avant de le congeler.
Une cave à vin offre ce que l'on cherche : obscurité, température stable autour de 12 à 14 °C, absence de vibrations. Son point faible est l'hygrométrie, réglée pour les bouchons en liège et souvent plus élevée que la cible des fleurs. La solution consiste à y ranger des bocaux hermétiques équipés d'un sachet à 58 % ou 62 % : la cave apporte la stabilité, le bocal garde son propre climat.
Pour une boutique, un distributeur ou un grossiste, la conservation devient une question de méthode. Un lot mal stocké se revend mal, ou pas du tout.

Vérifiez l'intégrité de l'emballage, l'aspect, l'odeur et le poids. Mesurez l'humidité d'un échantillon avant d'intégrer le lot au stock.
Référence produit, numéro de lot, date de réception, poids initial. Une étiquette lisible évite les erreurs de rotation et facilite la traçabilité.
Premier entré, premier sorti : les lots les plus anciens partent en premier. Rangez les nouveaux arrivages derrière les anciens, jamais devant.
Répartissez un gros lot en contenants de vente ou en sous-lots. Le contenant principal reste fermé, son climat intact.
Un enregistreur par zone de stockage, avec historique et alerte si possible. Une dérive détectée tôt se corrige facilement.
Entrées, sorties, relevés de température et d'humidité, anomalies constatées. Ce registre est aussi précieux en cas de contrôle ou de réclamation.
| Produit | Température | Humidité | Contenant conseillé |
|---|---|---|---|
| Fleurs | 15 à 20 °C | 55 à 62 % HR | Verre opaque ou ambré, sachet 58 ou 62 % |
| Résines pressées | 15 à 20 °C, froid au-delà d'un an | Air sec, sans sachet | Papier cuisson puis sous vide |
| Résines tamisées | 15 à 20 °C ou réfrigérateur | Air sec | Petit pot en verre rempli au plus juste |
| Extraits | Réfrigérateur, congélateur pour le long terme | Contenant étanche | Verre hermétique, papier cuisson |
Un local de stockage efficace est sombre, tempéré et sec : pas de fenêtre ou des fenêtres occultées, une climatisation ou au minimum une pièce sans mur exposé au soleil, un déshumidificateur si l'air ambiant dépasse régulièrement 65 %. Les rayonnages se placent loin des sources de chaleur, et les contenants restent fermés en dehors des préparations de commande. Les professionnels qui veulent structurer leur approvisionnement trouveront nos conditions sur la page grossiste CBD et sur notre page grossiste CBD Europe.
Côté qualité, nos lots sont analysés en laboratoire et la traçabilité par lot permet de relier chaque contenant à sa référence. Pour juger une matière sur pièce avant de constituer un stock, vous pouvez passer par notre demande d'échantillon.
Sous une loupe, les trichomes ressemblent à de petits champignons de cristal, avec un pied et une tête ronde, bien alignés et brillants. La moisissure forme au contraire des filaments enchevêtrés, mats, qui relient plusieurs zones comme une toile d'araignée. Au moindre doute, isolez le contenant, ne le mélangez jamais à un autre lot et signalez-le à votre fournisseur.
Faux. Une fleur trop sèche perd ses trichomes et son bouquet. La cible est une humidité maîtrisée, pas une humidité nulle.
Pas pour les fleurs manipulées. Le froid extrême rend les trichomes cassants et la condensation menace au dégel. Excellent pour les résines et extraits bien emballés.
Rarement. Ouvertures fréquentes, odeurs et air humide en font un lieu instable. Un placard frais et sombre fait mieux.
C'est une vieille astuce risquée : elle apporte une humidité incontrôlée, des odeurs parasites et un terrain favorable aux moisissures. Un sachet régulateur fait le même travail sans danger.
Une étude de 2020 (Bueno et al.) a remplacé l'air de bocaux par de l'argon : la perte de terpènes de fleurs jeunes est restée comparable à celle des témoins. La température et l'étanchéité comptent davantage.
Une fleur bien conservée garde l'essentiel de son profil pendant des mois. Dans l'étude de Bueno, des fleurs déjà âgées d'un an ne perdaient qu'environ 9 % de terpènes en quatre semaines, contre environ la moitié pour des fleurs récoltées un mois plus tôt.
Le transport concentre en quelques jours tous les ennemis de la conservation : chocs, écarts de température, compression. Un bon emballage d'expédition repose sur trois couches.
Nos colis partent sous emballage discret et sécurisé, avec suivi inclus. À la réception, ouvrez le carton dans une pièce tempérée, laissez revenir le contenu à température ambiante s'il a voyagé par temps froid, contrôlez l'aspect puis transférez sans attendre dans vos contenants de stockage. Les délais varient selon la destination et le transporteur : évitez simplement de laisser un colis dans un véhicule ou une boîte aux lettres en plein soleil.

Nos produits présentent un taux de Delta-9 THC inférieur à 0,3 %, vérifié par analyse en laboratoire. Les règles applicables au chanvre et aux cannabinoïdes varient d'un pays à l'autre et peuvent évoluer : il appartient à chaque acheteur de vérifier la législation de son pays avant toute commande ou revente. Notre guide réglementation pays par pays donne un premier aperçu.
Les produits sont présentés comme articles de collection non destinés à la consommation. Ce guide traite exclusivement de la conservation des matières, de leur aspect et de leur profil aromatique.

Fleurs, résines et extraits analysés en laboratoire, traçabilité par lot et conseils de stockage pour les professionnels. Parlons de votre projet.
À consulter
Pour aller plus loin sur la matière, la culture et l'offre professionnelle.
Références
Les questions que l'on nous pose le plus souvent sur la conservation des fleurs, du hash et des extraits.
Dans un bocal en verre hermétique, rempli sans tasser, rangé dans un endroit sombre entre 15 et 20 °C, avec une humidité relative de 55 à 62 %. Un sachet régulateur à deux voies aide à rester dans cette plage. On évite la lumière, la chaleur, les ouvertures fréquentes et les sachets en plastique fin.
Idéalement entre 15 et 20 °C, dans un endroit frais, sec et à l'abri de la lumière. La stabilité compte autant que la valeur : évitez les pièces qui chauffent l'après-midi. Pour garder une résine ou un extrait au-delà d'un an, le réfrigérateur ou le congélateur sont possibles, avec un emballage étanche.
Une humidité relative de 55 à 62 % dans le contenant fermé, ce qui correspond à une activité de l'eau de 0,55 à 0,62. La norme ASTM D8197 fixe la limite haute à 0,65 pour éviter les moisissures et la limite basse à 0,55 pour éviter que la fleur ne casse.
Le 58 % convient au stockage long, aux climats humides et aux têtes denses. Le 62 % garde la fleur plus souple et convient aux climats secs et aux stocks qui tournent vite. Les deux restent dans la plage recommandée. On remplace le sachet quand il devient dur.
Dans leur emballage d'origine et dans des conditions optimales (frais, sec, à l'abri de la lumière, idéalement entre 15 et 20 °C), les fleurs se conservent jusqu'à 12 mois. Les terpènes sont les premiers à diminuer : un contenant souvent ouvert ou exposé à la lumière réduit fortement cette durée.
C'est possible mais rarement utile pour les fleurs. Le réfrigérateur subit des ouvertures fréquentes et un air humide. Au congélateur, les trichomes deviennent cassants et la condensation menace au dégel. Si vous congelez, utilisez un contenant étanche et laissez-le revenir à température ambiante avant de l'ouvrir.
Enveloppez la résine dans du papier cuisson, puis placez-la dans un pot en verre hermétique ou un sachet sous vide, au sec et dans le noir. Les résines pressées supportent bien le sous vide. Pour le très long terme, le froid ralentit encore leur vieillissement.
Dans un contenant hermétique en verre, éventuellement avec un carré de papier cuisson, au réfrigérateur pour le moyen terme. Le silicone dépanne quelques jours. On limite les ouvertures et les variations de température, qui favorisent l'oxydation et la cristallisation.
Seulement pour quelques jours. Le plastique fin laisse passer l'oxygène, absorbe une partie des arômes et attire les trichomes par électricité statique. Pour le stockage, préférez le verre ou l'inox hermétique.
Une fleur dégradée change de couleur (jaune, brun), perd son bouquet ou sent le foin. Une fleur moisie montre un duvet blanc ou gris filamenteux, des points sombres ou une odeur de cave. Les trichomes, eux, sont brillants et bien formés. En cas de doute, isolez le lot et retirez-le de la vente.
Contrôle à la réception, étiquetage par lot et date, rotation FIFO, fractionnement pour ne pas ouvrir le stock principal, thermo-hygromètres enregistreurs dans chaque zone et registre des entrées et sorties. Le local doit rester sombre, tempéré et sec.
Les colis partent sous emballage discret et sécurisé, avec suivi inclus. À réception, laissez le contenu revenir à température ambiante, contrôlez l'aspect, puis transférez les produits dans des contenants adaptés au stockage.
Pour aller plus loin
Chaque guide vous rapproche du bon produit. Parcourez la série ou passez directement au catalogue.